COWABUNGA!!!

Mon passeport pour la deuxième année dans la poche.
Avec grande distinction.
Merci à mes professeurs, mes parents, mes amis et à mon chien en peluche Robert. <3

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« Quand le chat n’est pas là les souris dansent »

Durant mon stage en neurologie, j’ai eu la chance de voir comment se planifie une
journée, comment les tâches se distribuent lors du staff du matin.
Bref, j’ai pu voir ce qu’être infirmier chef veut dire.
Mieux ! J’ai même pu voir comment les choses se passaient quand le chef
partait en vacances.

Autant vous dire qu’en temps normal ça file droit, personne trouve à redire
sur la répartition du couloir. FINGER IN THE NOSE !
Et c’est le drame !
Le chef part en vacances.
Au préalable il désigne pour chaque jour un
« chef » comme ça tout le monde y trouve son compte.

J+1 : rien à signaler tout se passe bien.
J+2 : on commence à râler « que c’est pas normal qu’il y ai trois
infirmières devant et que deux derrière » et vas-y que j’te fais la
gueule.
J+3 : level Bagdad.
J+4 : mise au point en interne.
J+5 : le calme revient.

Deux jours il aura fallu deux jours pour que les gonzesses commencent à se
bouffer la gueule et à contester à tout va au staff du matin !

Note to self n°1 : un chef masculin ça unifie tout, ça gère son bateau et
son harem.
Note to self n°2 : travailler avec des femmes c’est fatiguant.

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« Les kinés sont nos amis »

Les kinés sont les intervenants les plus récurrents dans un service au même titre
que les médecins, aides-soignants et infirmiers.
Le kiné est gentil, doux, bourré d’humour et il te file plein d’astuces pour
pas ruiner ton dos.

Pendant mon stage en neurologie il y avait ce kiné qui au fond me rappelait quelqu’un, cette
sensation de déjà-vu.
Jour après jour, je me creuse les méninges, son côté grand pédagogue, ses
lunettes. MERDUM ! Ça ne me revient pas.

Et là vient le jour de l’illumination, durant les soins du matin avec une de
mes patientes favorites, on parle de tout est de rien, de son chat au nom
improbable, du beau temps (tout est relatif).
Elle me fait remarquer que son calendrier n’est pas à jour, c’est ça fille qui
lui a offert et elle voudrait bien lui montrer qu’elle l’utilise.
Je m’exécute tourne la page du calendrier et là BOUM ! La révélation.
La patiente me regarde, je la regarde.
Et je lui dis « On dirait pas Monsieur Le Kiné ? »
« Oh mais oui ! Mais c’est lui ! »

Jamie de « C’est Pas Sorcier ».
Ton sosie est en neurologie.

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Pause Tendresse

L. : Il me reste un examen ma motivation à l’étudier est proche de zéro. Booouh à moi-même.
A. : VA TOUT NIQUER !
L. : J’en ai déjà démonté 17, laisse-moi le prendre avec douceur celui-là avec amour et sans précipitation.
A. : Pour finir en douceur, je vois.

(Vu sur Twitter à 18h)

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Blo-Blo-Blo-Blocus

Les affaires sérieuses sont en route.
I’ll be back… Dans un mois.

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« Les lendemains de soirée ou comment couvrir ses amis stagiaires »

Les joies d’habiter sur un campus universitaire sont multiples :
-proximité de l’école/fac
-coin de verdure
-foule cosmopolite
-petites épiceries
-les soirées étudiantes

Bon les quatre premiers points sont biens, pratiques, tout ça tout ça.
Mais revenons sur le point numéro cinq.
Ayant pratiqué, hum, bon pratiquant toujours ce genre de soirées, ça va vite, très vite, trop vite.
Autant dire les lendemains sont rudes, très très rudes.

Il est donc logique de planifier ses soirées en fonction du planning du jour suivant.
Tu ne vas pas te coucher en mode 4×4 (à quatre heures du matin et à quatre pattes) en sachant que le lendemain tu dois pointer à l’hosto à sept heures tapantes.
Tout ça c’est la théorie et puis il y a la pratique.

Il y a cette stagiaire (baptisée qui plus est) qui est tombée dans un guet-apens tendu par ses chers confrères et consœurs. Ils n’ont donc pas aidé à sauvegarder sa sobriété lors de cette soirée.

Le lendemain matin en question, je retrouve ma collègue, le regard embué, le cheveu en bataille. Je lui demande donc ce qu’il a bien pu se passer. Et là, le drame. Elle me regarde, sourit et me lance : « J’suis encore rée-bou ».

BONJOUR ! IL EST 7H, LE SOLEIL BRILLE, LES OISEAUX CHANTENT (PRESQUE).
La journée promettait d’être, comment dire, intéressante.

C’est donc avec l’aide des autres stagiaires que nous avons fait son boulot pendant qu’elle se donnait l’air affairé dans les différents recoins de l’unité.

L’entre-aide c’est beau.

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« Il y en a qui avait plus de dix partenaires par semaine. Beh oui ça fatigue quand même moins de se faire sodomiser. »

– Et le tendresse bordel!

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« Quelqu’un qui meurt dans une case bon, au revoir, merci, pas de problème. »

– La sélection naturelle selon notre prof de patho infectieuse

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« La mesure du taux de T4 c’est combien j’ai sur mon compte en banque.
La mesure de la charge virale c’est combien ma femme va dépenser. »

– Cours de Patho Infectieuses

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« Tu vas nous le chouchouter comme d’habitude »

Il y a différents types de patients : ceux qui se laissent faire sans poser de
questions, ceux qui posent deux trois questions histoire de savoir en gros ce
qui va se passer et il y a ceux qui veulent tout savoir, tout voir, tout gérer
comme ils le veulent.

Toi tu étais de ceux-là.
Tu sonnais pour un oui pour un non. Ton problème d’élocution n’aidait pas, ton
côté pinailleur était exacerbé et tu avais tendance à exaspérer le personnel
soignant.

Moi je suis arrivée au bon moment, un mois que tu étais là à faire tourner en
bourrique tout le service, pourquoi ne pas te laisser aux mains de cette
gentille stagiaire pleine de patience et de compréhension ?

C’est comme ça qu’au fil des jours j’ai remarqué que bizarrement mon
affectation au début de couloir semblait de plus en plus définitive.

J’ai été patiente avec toi, j’ai tenté de comprendre tes questions, d’y
répondre.
Mais même avec toute la volonté du monde tu m’as également exaspérée, fatiguée.

Quand on refait ton pansement que tu demandes à voir avec un miroir admettons,
mais que tu viennes dire à cette étudiante de 2ème année que
« non la boucle de sécurité il ne faut pas la faire comme ça »
c’était de trop, elle fait tout de même selon ton idée, quitte la chambre. Et
hop tu sonnes annonçant que « ah non ce n’est pas comme ça non
plus ». La goutte qui fait déborder le vase et qui confirme ton statut de pinailleur.

Je me suis occupée de toi en faisant au mieux, en restant calme et en
comprenant qu’être hospitalisé ce n’est pas facile, c’est inquiétant et que
c’est ta manière de contrôler un peu ce qui se passe autour de toi.

Je me souviendrais toujours du sourire entendu de l’infirmier chef qui lors de
la répartition du matin me dit : « Monsieur Pinailleur, tu vas nous
le chouchouter comme d’habitude. »

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